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Le massage Thaï et le concept des lignes d’énergie (Sen)

Histoire et origines du massage traditionnel thaïlandais


Il a vraisemblablement pris ses principes en Inde avant d'arriver en Asie du Sud-Est, en même temps que le bouddhisme.

On tient pour son fondateur un médecin du nord de l'Inde, du nom de Jivaka Kumar Bhaccha, médecin personnel du roi de Magadha, Bimbisara, il y a de cela plus de 2500 ans.


Kumar Baccha est connu comme un ami de Bouddha et comme le médecin de la communauté des moines bouddhistes.

On trouve aussi, encore aujourd'hui, des éléments de médecine ayurvédique indienne en Thaïlande. En Thaïlande, Kumar Bhaccha est aujourd'hui toujours considéré par beaucoup comme le “Père de la Médecine” et vénéré comme tel.


Malgré cette toile de fond historique, bien des éléments en relation avec les origines du massage thaï et de la médecine traditionnelle thaïe se fondent dans l'obscurité …

Une publication en thaï de l'"Ecole Traditionnelle de Médecine en Thaïlande” de 1977 présente “les textes de médecine que Sa Majesté le roi Rama III fit graver en 2375 (1832 après J.-C.) dans le temple Phra Chetuphon (Wat Pho)” ...

Ces textes sont une mine de renseignements pour ceux qui désirent approfondir l'origine théorique du massage thaï. Au total, 60 figures sont représentées, dont 30 se réfèrent à la partie antérieure et 30 à la partie postérieure du corps humain. Sur ces figures sont désignés les points thérapeutiques situés le long des différentes lignes d'énergie, les méridiens, appelées Sen, travaillées dans le massage thaï.


Si l'on considère ces représentations d'un oeil habitué à l'anatomie telle qu'elle est enseignée en Occident, elles paraissent, au mieux, comme tout-à-fait curieuses. Cela provient du fait qu'à l'origine, l'anatomie n'a aucune sorte d'importance dans le massage thaï. Jusqu'à récemment, la chirurgie était inconnue des Thaïs.

Il semble même que, dans les sociétés primitives thaïes, il était interdit de disséquer des corps. On ne disposait donc d'aucune connaissance en anatomie, et les diagrammes de massage ne présentent d'ailleurs pas de prétention anatomique. Ils se veulent bien plus des auxiliaires pour montrer le cheminement des lignes d'énergie invisibles mais ressenties, ainsi que leur influence sur le corps physique.



Les Lignes d'énergie, SEN

Le fondement théorique du massage thaï est basé sur le concept de lignes invisibles d’énergie cheminant dans le corps dont dix sont mises en évidence dans le massage thaï : les dix Sen(SENSIP : SEN signifie ligne énergétique et SIP, signifie 10 en thaïlandais).

Le corps est parcouru par 72 000 lignes mais le massage Nuad Boran (massage traditionnel thaï) se focalise principalement sur dix sen mettant en rapport l’abdomen avec le reste du corps.

À travers ces sen circule l’énergie vitale appelée « lhom pran* » qui permet de maintenir le bien-être physique et mental.

Les sen ne sont pas associées comme les méridiens à un organe, mais elles influencent et sont influencées par tous les organes situés sur leurs parcours.


L'objectif est d'équilibrer les fonctions des quatre éléments fondamentaux du corps : la terre : les os et les muscles, l'eau : le sang et les sécrétions, le feu : la digestion et le métabolisme, l'air : la respiration et la circulation sanguine.



* « LhomPran » est formé de 2 syllabes, Lhom : venant du thaï et signifiant « Air » et de Pran : issu du Sanscrit Prana et signifiant « Force vitale ».


On trouve l’origine de cette théorie dans la philosophie du Yoga.

Celle-ci explique comment le Prana (énergie vitale) est assimilé par la voie de la respiration et de l’alimentation puis distribué dans le réseau des lignes d’énergie, les Prana-Nadis, pourvoyant ainsi l’être humain d’énergie vitale.


Ces lignes d’énergie sont invisibles et anatomiquement invérifiables. Elles créent une espèce de « deuxième peau » invisible, un second corps, additionnel au corps physique de l’homme.

Comme dit précédemment, le massage thaï a choisi une dizaine de lignes sur lesquelles sont situés des points d’acupuncture importants pour l’homme. En massant ces points spécifiques, il est possible de traiter certaines ou de calmer des douleurs.

Les dix Sen suffisent au traitement du corps entier et de ses divers organes.

Les points peuvent être considérés comme des espèces de « fenêtres » à travers lesquelles un échange d’énergie cosmique est possible de façon à maintenir le corps humain en équilibre avec l’énergie de l’Univers.


Les blocages d’énergie, un apport insuffisant de Prana dans l’homme, mènent à la maladie car l’équilibre énergétique est perturbé. Un travail des lignes par le massage peut dissoudre les blocages , stimuler le cours harmonieusement du Prana et ainsi contribuer au bien-être.


Cette même théorie est à la base du système chinois d’acupuncture et d’acupresure d’ou découle également le shiatsu japonais.

Dans ces thérapies, les lignes d’énergie sont nommées méridiens.


La liste des Sensip






Sources principales :


« L’art du massage thaï traditionnel » d’Asokanando (Harald Brust) – édition Duang Kamol Bangkok

Site école française Nuad Boran Thaï (EFNBT)




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